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L'actrice américaine s'est rendue, pendant deux jours, dans un camp de réfugiés du Darfour, installé au Tchad.
Angelina Jolie désire que des procès soient entrepris contre les responsables du génocide dans cette région instable du globe.
L'actrice américaine Angelina Jolie a dénoncé, mercredi, le génocide commis au Darfour et réclamé des poursuites judiciaires contre ses responsables, dans une tribune publiée par le Washington Post. "Tant que les tueurs et leurs soutiens ne sont pas poursuivis en justice et punis, la violence continuera à grande échelle", a écrit l'actrice, depuis Bahai au Tchad, où elle s'est rendue dans un camp de réfugiés du Darfour, installé à la frontière avec le Soudan.
"Y mettre fin pourrait requérir une action militaire. Mais un autre moyen d'obtenir des comptes peut aussi venir des tribunaux internationaux (...) Si les crimes contre l'humanité sont punis avec cohérence et sévérité, les calculs des tueurs changeront", ajoute-t-elle. "Les gens peuvent différer sur la manière d'intervenir - bombardements, envoi de troupes, sanctions, privations - mais nous devrions être tous d'accord sur le fait que le massacre doit être arrêté et ses auteurs traduits en justice", précise Angelina Jolie, ambassadrice de bonne volonté du Haut Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés (HCR).
"C'est peut-être le moment d'arrêter ce cycle de violences et de mettre fin à notre tolérance face à des crimes contre l'Humanité". Ce que les pires gens dans le monde craignent le plus, c'est la justice. C'est ce que nous devrions imposer", estime l'actrice. La guerre civile et la crise humanitaire au Darfour, province de l'ouest du Soudan, ont fait entre 180.000 et 300.000 morts et 2,4 millions de déplacés, depuis février 2003.
source 2 :L'actrice américaine et ambassadrice du Haut Commissariat de l'ONU pour les Réfugiés s'est rendue pendant deux jours dans camps de réfugiés du Darfour installé au Tchad.
L'actrice, qui s'était déjà rendue dans la région il y a trois ans, s'est dite frappée par la détérioration de la situation pour les habitants de cette région du Soudan en proie à la violence, mais a également trouvé encourageant l'espoir qu'elle a dit sentir chez les quelque 26.000 réfugiés du camp d'Oure-Cassoni au Tchad.
"Il est toujours dur de voir des gens dignes, des familles, en train de vivre dans des conditions si difficiles", a-t-elle dit dans un communiqué publié par le Haut Commissariat de l'Onu pour les Réfugiés (HCR).
Elle a souligné que les réfugiés trouvaient encourageante la récente décision du Tribunal pénal international (TPI) de La Haye de désigner un ministre soudanais et un membre de milice comme suspects de crimes de guerre.
"Pour pouvoir rentrer chez eux, ces gens disent qu'ils ont besoin de savoir que les hommes les ayant attaqués ont été dépouillés de leurs armes", a expliqué l'actrice.
"Les décisions du TPI peuvent faire une différence énorme pour la vie de ces femmes et ces enfants", a-t-elle ajouté.
La guerre civile et la crise humanitaire qui l'accompagne au Darfour, province de l'ouest du Soudan grande comme la France, ont fait entre 180.000 et 300.000 morts et 2,4 millions de déplacés depuis février 2003.
Le Conseil de sécurité a saisi le TPI en mars 2005 du dossier du Darfour.